Participation à l’atelier de lancement des PGA (perspectives de la gouvernance en Afrique) organisé par la Banque Africaine de Développement à Accra, Ghana du 13 au 18 février 2011.  
 
 
 


L E S   O B J E C T I F S   D E   L ' A T E L I E R

- Amélioration des perspectives de la gouvernance en Afrique.
- Amélioration des outils de recherche en matière de gouvernance financière pour le compte de la Banque Africaine de développement (BAD) et de la Commissionéconomique pour l’Afrique (CEA).
- Approfondissement de la gouvernance financière en Afrique et définition d’un cadre adapté pour surveiller la performance de la gouvernance en Afrique et de soutenir les pays dans l’élaboration de leurs stratégies nationales.

T R A V A U X   D E   L ’ A T E L I E R

- Présentation de l’expérience nationale en matière de gouvernance économique et financière
- Proposition d’une démarche pour enrichir le canevas et la méthode d’évaluation des progrès réalisés en la matière.
- Participation à l’enrichissement de l’outil africain de diagnostic de la gouvernance financière.
- Rédaction de la note technique destinée aux administrateurs du questionnaire.


Le CENEAP intervient en qualité de partenaire contractuel de la banque africaine de développement, BAD et de la fondation africaine pour le renforcement de capacités, dans le cadre d’une étude relative à la révision du questionnaire sur la gouvernance financière qui sera soumis à 10 pays africains (Algérie, Ghana, Ethiopie, Mali, Zimbabwe, Burkina Faso, Rwanda, Kenya, Nigeria, Libéria) et ce au cours de la phase pilote de la mise en oeuvre des Perspectives de gouvernance en Afrique.
Il s’agit d’un rapport axé sur les domaines qui sont au coeur de l’activité de la Banque africaine de développement, qui au-delà de ses opérations de prêt, s’est engagée à développer son référentiel de connaissances dans le domaine de la gouvernance, afin de fournir des informations toujours plus utiles pour le dialogue sur les politiques, la programmation des opérations et la qualité afin que celle-ci tire parti de ses avantages concurrentiels pour animer les efforts de bonne gouvernance du continent, en étroite collaboration avec d’autres institutions africaines (par exemple la CEA et l’ACBF). A cet effet, la Banque s’est engagée à évaluer la qualité de la gouvernance, afin de faire le suivi des progrès, des forces et des faiblesses de la gouvernance financière en Afrique. C’est dans ce cadre que le CENEAP intervient en mettant son expérience au service de ce projet de rapport dont l’objectif stratégique est de fournir un outil africain efficace pour le diagnostic de la gouvernance financière, disponible dans l’ensemble de la région et faisant appel aux cercles de réflexion et institutions de recherche des pays africains conformément aux directives du NEPAD et visant à mobiliser les compétences nationales sur la question de la Gouvernance en Afrique.

La première étape de ce projet consiste en une phase pilote déployée en 2011 dans dix pays membres régionaux, avec pour objectif d’affiner le cadre analytique et les dispositifs d’exécution. C’est en vue de la mise en oeuvre de cette phase que nous nous sommes déplacés à Accra au Ghana pour
la participation à l’atelier de lancement de l’étude qui a réuni deux représentants (experts indépendants, centre de recherche et bureaux d’études et universitaires africains) en vue de la restitution des expériences de leurs pays respectifs et de la discussion sur la finalisation des instruments de recherche en vue de mettre en cohérence les outils d’analyse.

Cette intervention, intitulée, Algérie : un vaste programme pour la gouvernance financière consiste en une évaluation de la gouvernance économique et financière en Algérie à travers des développements relatifs aux six points inscrits dans le rapport Algérie 2008 largement diffusé par le MAE dans le cadre du MAEP.

La communication du CENEAP qui a été suivie avec attention a permis de situer les progrès réalisés en matière de gouvernance économique et financière et d’évaluer des options méthodologiques qui ont permis de proposer dans une seconde intervention une démarche opérationnelle pour
l’amélioration de l’état d’exécution et l’élaboration d’indicateurs clés pour mesurer la gouvernance.

L'intervention du CENEAP propose de nouvelles méthodes d’évaluation, d’appréciation, d’amélioration et de suivi de l’exécution des actions engagées dans la mise en oeuvre du programme national. L’intérêt de disposer d’outils modernes d’évaluation vise à renforcer la Gouvernance en général à
travers une mesure régulière des progrès réalisés en la matière dans les différents domaines sur la base d’un système d’évaluation périodique et d’indicateurs de suivi performants. L’un des objectifs de cette proposition est de permettre de réajuster les objectifs fixés et d’introduire au cours des étapes intermédiaires des mesures de corrections.

L’intervention du CENEAP a permis d’introduire en seconde partie du programme de l’atelier, soit le débat sur l’actualisation de l’instrument proposé par les experts de la BAD et intitulé « Avant-projet d’instrument de recherche ». Cet instrument de collecte de données se base sur une approche intégrée de l'évaluation de la gouvernance financière qui se fonde sur une approche qui associe une analyse quantitative et une analyse qualitative sur la base d’une matrice de 25 indicateurs couvrant cinq domaines de gestion des finances publiques auxquels correspondent cinq variables de gouvernance (l’intégration, la transparence, le respect des règles, la supervision, la capacité).

Le document discuté et amendé par les participants à l’atelier de lancement sera soumis sous quinzaine aux participants à l’atelier d’Accra qui l’adopteront après une dernière lecture. Les modalités techniques de l’étude (adaptation du questionnaire, collecte de données, panel à auditionner, personnes ressources, etc.) restent des prérogatives à définir par chaque pays participant au projet.