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Conférence Panafricaine des Ministres Thème: Réforme, innovation et modernisation des services publics et des institutions de l'Etat en vue d'accompagner et de soutenir le processus de transformation des Etats africains en pays émergents
(Stratégies et politiques de mise en œuvre de la vision « Afrique Continent émergent en l'an 2025 ») Rabat (Maroc), 12 – 14 Décembre 2011 Salle de Conférences Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération
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Les travaux de la conférence panafricaine des ministres portant sur le thème : « Réforme, innovation et modernisation des services publics et des institutions de l'Etat en vue d'accompagner et de soutenir le processus de transformation des Etats africains en pays émergents », se sont tenus à Rabat (Maroc), en présence des délégués venus de divers pays (voir liste). Cette conférence avait pour but, d'explorer et de définir les stratégies ainsi que les politiques de mise en œuvre de la vision ‘'Afrique continent émergent en 2025''. Elle visait aussi, à permettre aux participants, ministres et autres décideurs politiques et acteurs en charge de l'opérationnalisation des visions des Etats, d'évaluer le chemin parcouru dans le cadre de la mise en œuvre de leur vision nationale respective, de partager leurs expériences avec les autres pays et institutions représentées à ces travaux et de réorienter éventuellement leurs stratégies, en fonction des priorités nouvelles, du contexte africain et international, des enjeux nouveaux aussi bien à l'échelle nationale régional qu'international. Elle avait enfin pour ambition, de déterminer si possible des mécanismes concertés de nature à de réaliser l'ambition de l'émergence de l'Afrique d'une manière générale à l'horizon 2025. Ces travaux ont été ponctués par deux moments particuliers à savoir une phase une phase protocolaire, une phase technique sous la forme de discours et d'exposés et débats présentés par les personnes ressources et autres participants. I-Cérémonie d'ouverture : La cérémonie d'ouverture a été présidée par Monsieur Azeddine DIOURI, Secrétaire Général de du Ministère de la Modernisation des secteurs publics du Royaume du Maroc, représentant du Ministre empêché pour la circonstance. Celui-ci était assisté de Monsieur le Directeur Général du CAFRAD, Dr. Simon Mamosi LELO et de Madame Juliette BORSENBERGER, Représentante de la Fondation Hans Seidel d'Allemagne co-organisatrice de l'évènement. Le premier orateur de la circonstance Dr. Simon Mamosi LELO, Directeur Général du CAFRAD, a souhaité la bienvenue à tous les personnalités présentes à cette conférence. Il a dit sa joie de voir réunies, autant de personnes et de personnalités africaines autour d'une thématique dont l'importance, l'actualité et l'opportunité coïncident avec une attente réelle des populations africaines en cette période dite de mondialisation. Une période au cours de laquelle, non seulement, la plupart des pays du monde retrouve un certain intérêt pour l'Afrique, mais aussi, un moment de l'histoire où les africains prennent progressivement conscience de leur place au monde comme acteurs importants par-delà la charge historique qui est la leur, et par-delà sa position encore marginale dans la plupart des décisions qui engagent le monde. Il a outre rappelé que l'ambition de l'émergence était un défi de tout instant auquel les pays d'Afrique ne pouvaient parvenir qu'en assumant leur histoire, mais surtout, en se construisant eux-mêmes un avenir à travers la définition de stratégies claires, dans un esprit de débat et de concertation et en accord avec ses populations. Il a enfin souhaité que les travaux de cette conférence débouchent sur des propositions concrètes, susceptibles de donner lieu à des programmes autour desquels des politiques nouvelles pourraient émerger et susciter l'adhésion des populations en vue de la réalisation de l'objectif d'émergence à l'horizon 2025. Prenant la parole à son tour, Madame Juliette BORSENBERGER de la Fondation Hans Seidel d'Allemagne, a tout d'abord remercié le CAFRAD d'avoir été associée à l'organisation de cet important évènement pour l'Afrique dont personne ne doute de la place importante dans le jeu international contemporain. Elle a par ailleurs salué l'initiative du CAFRAD d'avoir choisi une thématique au cœur des préoccupations des populations dans un contexte de mondialisation marqué par de nombreuses et profondes mutations. Après avoir brièvement présentée la fondation qu'elle représente, elle a redit la détermination de la Fondation Hanns Seidel à continuer d'accompagner les efforts des pays africains à travers le CAFRAD notamment, en vue de l'amélioration et la modernisation des cadres juridiques, réglementaires et institutionnels ainsi que dans d'autres domaines prioritaires. Elle a conclu son propos en réitérant ses souhaits de bienvenue aux différents délégués tout en formulant le vœux de voir cette conférence aboutir à des propositions utiles susceptibles d'être traduites en des projets concrets capables d'accélérer le développement de l'Afrique. Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la Modernisation des Secteurs Publics a tout d'abord tenu à présenter aux différents délégués les excuses de Monsieur le Ministre de la Modernisation des secteurs publics exceptionnellement empêché. Après avoir une fois encore souhaité la bienvenue à tous les Ministres et autres participants présents à ses travaux, il a immédiatement fixé ce qu'il a considéré comme les grandes articulations que pourrait constituer ladite conférence. Il ainsi établi une corrélation directe entre l'émergence économique et l'exigence de développement humain. Ainsi, selon Monsieur AZZEDINE DIOURI, il ne saurait exister d'émergence solide et crédible sans la prise en compte nécessaire du développement humain. Il a relevé à cet égard, l'expérience d'un certain nombre de pays voisins, dont la prospérité économique avait parfois fait oublier la nécessité de la prise en compte des exigences démocratiques entendues comme la prise en compte des aspirations des citoyens en terme de respect de leurs droits fondamentaux et de leur libertés. Il a donc souhaité que cette conférence serve aussi à rappeler l'impérieuse nécessité de mettre le citoyen au cœur de cette légitime ambition d'émergence de l'Afrique à l'horizon 2005. Car, a-t-il conclu, c'est par ce moyen que les projets et réformes engagés trouveront leur légitimité et c'est à ce prix qu'ils auront des chances de succès. Après ces quelques propos liminaires, le Directeur général du CAFRAD a repris la parole et a présenté les différentes articulations des travaux de la Conférence qu'il a divisées en exposés des personnes ressources, ponctuée par quelques exposés et expériences par pays puis des travaux en groupe. |
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II-LE DEROULEMENT DES TRAVAUX Les travaux se sont déroulés en cinq sessions présidées par des personnalités de différents pays. Ces sessions ont été ponctuées par des exposés des personnes ressources ainsi que expériences par pays. Celles-ci ont été présentées comme suit : Session I . Présidence : Madame la Ministre A. Hawa GHASIA, République de
Tanzanie
Session II . Présidence M. le Ministre Martial SOUTON République du Bénin
Session III . Présidence : Zimbabwe
Session IV . Présidence : Monsieur TOMAS ESSONO AVA, Ministre de la République de Guinée Equatoriale
Session V : Présidence : Madame Annonciata SENDAZIRASA, Ministre de la
République du Burundi
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Intervention de M. ElHadi MAKBOUL Directeur Général du CENEAP en présence du Secrétaire Général du Ministère de la modernisation du Maroc et de Madame la Ministre de l'emploi du Zimbabwé |
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III. DEBATS ET DISCUSSIONS D'une manière générale, les débats et discussions ont été particulièrement vifs, riches, rigoureux et intéressants. Ils ont en effet traduit la réalité de la complexité de la problématique du discours sur l'émergence économique en Afrique, au regard des mutations que le continent connaît, ainsi que, compte tenu de la diversité des situations d'un pays à l'autre. Ils ont, en outre, mis en lumière, les difficultés objectives qui existent parfois à concilier développement économique et développement humain, surtout dans des systèmes politiques ou la construction de la légitimité des pouvoirs elle-même relève parfois d'une ingénierie particulièrement complexe quand elle n'est pas simplement compliquée. Ils ont enfin exprimé la préoccupation profonde des Etats africains autant que celle de leurs élites quant à la nécessité de s'inventer eux-mêmes leur propre chemin sans nécessairement se départir de leur rapport au monde et de la place qu'ils y tiennent aujourd'hui. Plus encore, ces débats et discussion on révélé la complexité des relations des pays africains avec l'ordre international ambiant. Un ordre dans lequel se croisent, sans forcément s'harmoniser, la violence des rapports de puissance, la revendication de plus d'éthique et de responsabilité et le besoin constant d'efficacité, de performance et de compétitivité face aux contraintes que créent parfois des diverses formes d'insécurités autant provoquées qu'accidentelles, du fait des diverses compréhensions de nos respectives responsabilités. Des besoins qui s'expriment parfois sous la forme de paradoxes en ce sens que les exigences de sécurité, d'efficacités économique et de performance s'accommodent parfois difficilement des valeurs éthiques pourtant nécessaires et fondamentales à un monde qui aspire à plus de liberté, à plus de justice voire à plus de démocratie. En fin, ces débats ont révélé les différences idéologiques qui structurent encore de façon profonde la construction d'une pensée authentiquement africaine du développement et de l'émergence économique. Les uns proposant l'invention d'une voie africaine s'appuyant sur la rupture avec les canons des institutions internationales dont les recettes sur les économies africaines sont connues et les autres, plus réalistes, n'hésitant pas à considérer ces canons comme bases de travail nécessaires et à adapter aux pays et contexte africains dont la représentation au niveau international est jusqu'alors et malheureusement encore tributaire d'a priori péjoratifs. Ces derniers suggèrent par exemple, que des indicateurs différents et nouveaux soient définis et mis en place à cet égard, pour favoriser une lecture alternative des économies africaines et une meilleure intégration de celles-ci dans le système international. D'où il s'ensuit quelques conclusions. IV. Conclusions Les travaux de cette conférence auront, en tout état de cause, eu un mérite évident: premièrement, celui de réunir des décideurs de différents pays africains autour de la problématique essentielle de l'émergence économique de l'Afrique et de sa place au Monde d'une manière générale. Ils ont mis en évidence la conscience, l'engagement et la détermination des pays africains à trouver des moyens pour mieux s'insérer dans l'économie mondiale non plus simplement en tant que «consommateur» des changements et des évolutions définies et décidées à des lieux éloignées de leurs réalités mais désormais en tant qu'acteurs responsables et conscients de leurs rôles de moteurs et de régulateurs de la construction de leur avenir et de leur développement. Ces travaux ont deuxièmement permis de passer en revue les obstacles tant culturels, que structurels de ces pays qui, malheureusement, continuent de constituer des freins à la marche vers l'émergence économique. Ils ont aussi permis de revisiter le contexte international. Un contexte qui, loin de n'être qu'une opportunité pour l'Afrique, constitue parfois un blocage majeur en raison de l'histoire dont certaines structures et pratiques encore à l'œuvre ne manquent quelquefois pas de refaire surface à des occasions diverses. Enfin ces travaux ont permis aux différents délégués représentés à ces travaux de prendre des nouvelles résolutions allant dans le sens de l'amélioration des structures et des pratiques de gouvernance visant à mieux intégrer les populations dans la définition de leur choix de politiques économiques, en encourageant notamment la culture de l'entreprise, en valorisant l'éthique de la transparence et en mettant la personne au centre de toute la dynamique économique dans un contexte ou désormais souvent, celle-ci n'est plus considérer que comme un outils de production cachée sous la terminologie accommodante de «ressource humaine». C'est pourquoi les délégués représentés à ces travaux ont formulé quelques recommandations V-Recommandations Les ministres et délégués(es) réunis(es) à Rabat à l'occasion de la conférence panafricaines sur les réformes et les innovations destinées à accompagner et à soutenir l'émergence de l'Afrique à l'horizon 2025 recommandent : L'organisation d'un cadre africain en vue de la poursuite et le suivi des discussions engagées au cours de cette conférence; La mise en place par le CAFRAD et ses partenaires des mécanismes d'encouragement d'échanges de bonnes pratiques en vue de l'accélération des mécanismes de mise à niveau des institutions et des systèmes juridiques et réglementaires capables de soutenir la marche vers l'émergence économique des Etats africains; la modernisation des institutions et des pratiques en vue de la construction d'une culture de l'émergence à travers l'encouragement des initiatives du CAFRAD et des institutions partenaires et notamment de la Fondation Hans Seidel dans le sens du renforcement des initiatives authentiquement africaines; la prise des mesures utiles en vue d'impulser une vision de développement reposant sur le respect de la personne, de ses droits et de nature à favoriser la participation efficace à l'émergence économique de son pays; la mise en place au niveau interne de chaque Etat, d'organes pilotés par la présidence de la République ou la primature, en vue d'assurer la coordination des réformes devant conduire à la prise en charge ainsi que de la mise en œuvre de la vision; l'encouragement les Etats à s'orienter vers des pratiques administratives visant à rapprocher les populations des centres de décisions à travers notamment l'institutionnalisation et la pratique de la décentralisation; la mise en œuvre par le CAFRAD d'études comparatives et prospectives sur l'émergence des pays dont les résultats pourraient servir d'inspiration aux pays africains engagés dans les réformes en vue de l'accélération de leur développement et l'atteinte du statut de pays émergents. VI. Remerciements Les ministres et délégués réunis à cette conférence, remercient le Royaume du Maroc et son Gouvernement pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité qui leur a été réservés ainsi que pour les facilités administratives mises à leur disposition. Ils remercient la fondation Hans Seidel pour son soutien durant leur séjour. Remercient CAFRAD son Directeur Général et le personnel qui l'accompagne pour cette heureuse initiative et l'encouragent à continuer à travailler au développement ainsi qu'au rayonnement de l'Afrique. |
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